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SITUATION ECONOMIQUE DE MAYOTTE / LES TENDANCES SECTORIELLES

a) Le BTP
L'année 2006 avait été particulierement bonne pour le BTP, notamment en raison d'un carnet de commandes qui avait été largement rempli par les commandes publiques. L'année 2007 a été portée par la réalisation de ces commandes et a donc été encore une bonne année. Mais ces commandes ont été quelque peu stoppées, entre autres en raison de l'organisation des élections munipales et cantonales en mars, qui mettent les grands projets en suspens.

La forte croissance démographique de Mayotte, générant des besoins importants en matiere de logements et d'infrastructures, devrait néanmoins permettre au secteur de retrouver pleinement son activité. Le BTP reste d'ailleurs l'un des deux plus gros employeurs de l'île, en employant plus de 2100 personnes.

 



b) L’agriculture et l'aquaculture

Traditionnelle et familiale, l'agriculture occupe a Mayotte une place originale. Selon une enquete de la Direction de l'Agriculture et des Forets (DAF), pres de 21 000 exploitations agricoles se divisaient une surface agricole utilisée d'environ 20 000 hectares. Cette agriculture est avant tout une activité d'autosubsistance, seul le tiers des agriculteurs déclarant vendre ou échanger une partie de leur récolte. La culture de la vanille s'étant révélée presque inexistante en 2007, seules les essences d'ylang-ylang ont assuré un certain volume d'exportation. 8 600 kilos d'essence ont été exportés en 2007, soit une hausse de 7 % par rapport a l'année 2006. Les plantations vieillissantes et mal entretenues , l'équipement vétuste obligent néanmoins les agriculteurs a produire essentiellement de l'essence de troisieme qualité, qui est la moins rentable.


L'aquaculture est a l'inverse une activité récente a Mayotte mais tres prometteuse et bien structurée.

Les conditions offertes par le lagon sont idéales. En 2007, 122 tonnes d'ombrines tropicales ont été exportées.

Les perspectives de développement semblent excellentes, de nouvelles especes de poisson étant a l'essai.

Le principal frein rencontré par cette activité reste le cout tres élevé du fret entre Mayotte et la métropole. Le Conseil Général fait une remise de un euro par kilo exporté.





c) Le secteur du commerce

Le secteur du commerce est porté par la grande distribution qui a connu une année 2007 dynamique. La grande distribution a bénéficié de la vigueur de la consommation des ménages, dont le pouvoir d'achat a augmenté, en raison de la hausse du smig et des revenus en général, mais aussi du recours accru aux crédits de consommation.

L'année 2007 a néanmoins été marquée par des difficultés d'approvisionnement. La grande majorité des produits vendus a Mayotte sont en effet importés par voie maritime. Or les grands armateurs font désormais tous escale a l'île Maurice avant de desservir Mayotte, engendrant d'importants retards et des problemes de stockage pour les distributeurs.





d) Le secteur du tourisme

Selon une estimation de l'antenne de l'Insee a Mayotte, 40 670 touristes auraient fréquenté l'île au lagon en 2007, soit une hausse de 31 % par rapport a l'année 2006 qui avait souffert de l'épidémie de chikungunya. Les études montrent que le tourisme est a Mayotte avant tout affinitaire. Il représentait, en 2007, 34 % des touristes venus sur l'île. Les touristes d'agrément sont quant a eux venus plus nombreux en 2007 (12 990) qu'en 2006. Enfin, les touristes d'affaires ont été 12 243 a venir a Mayotte en 2007.

Le secteur touristique représente certainement la meilleure perspective de développement économique de Mayotte. Le Schéma Directeur d'Aménagement Touristique, validé par le Conseil Général en juillet 2007, conditionne les actions a entreprendre dans les dix prochaines années. Elu en juillet 2008, Ahamada Madi Chanfi conseiller général de Mtsangamouji, est le nouveau président du Comité du Tourisme (CDTM).

En 2007, le CDTM a comptabilisé dans son parc hôtelier 48 établissements, dont 9 hôtels, une résidence de tourisme et 38 chambres d'hôtes et gîtes. Au total, la capacité total d'hébergement était de 740 lits, ce qui est largement en dessous de celle de la Réunion, qui disposait en 2004 de 11 000 lits. Les besoins en structures hôtelieres sont donc importants.

Le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD), dont la finalisation s'est longtemps faite attendre, a été validé début 2008. Les projets hôteliers bloqués par l'absence de PADD devraient donc pouvoir etre enclenchés. Les sites sont : trois plages a Bouéni, deux a Mtsangamouji, une a Bambo Est, une a Mtsamboro, une a Mtsangabeach et enfin la plage du Pendu, a Mamoudzou. Sans le PADD, ces réalisations n'auraient jamais pu voir le jour car ces sites se trouvent sur la zone des 50 pas géométriques.

La mutiplication du nombre de dessertes a également contribué a l'augmentation du nombre de touristes. Le nombre de voyageurs enregistrés a l'aéroport de Dzaoudzi a ainsi augmenté de 9 % en 2007. Cinq compagnies aériennes desserven